OU SONT PASSES LES SOMMELIERS ?

Des mois durant, je me suis battu pour ne pas céder aux objurgations incessantes de mon cerveau qui m’interdisait formellement de dénoncer quelques étonnements personnels quant au métier du vin…

Une forme de raisonnement, qui, je dois l’avouer, m’aidera très certainement à rédiger cette page avec un peu plus de souplesse et de raison. L’agacement étant tout proche … Les sommeliers font-ils leur travail ?

L’idée de développer ce sujet me laissant à chaque fois figé à cet endroit liminaire représenté par l’instant même, durant lequel la pensée est en passe de devenir écriture… Mais la raison et la modération reviennent toujours au galop, cette fois-ci, le petit Binbin est prêt. Pas question pour ce coup de gueule de vous refaire un sketch à la Jacky Blot ni à la BFM… Car même si je ne bois toujours pas de JB ni ne suis partisan des masturbations de comptoir du Wine and Business Club, je préfèrerais copier cette fois-ci mon grand-père qui met chaque jour au moment du repas un peu d’eau dans son vin !
Des souvenirs aigres et immarcescibles, qui, au delà de la frustration qu’ils créent, me conduisent à faire passer le message suivant :

« Le vin, fruit de l’histoire né de la passion des hommes, ne mérite t-il pas plus d’importance et de bonne information que la suffisance dont font preuve tant de « sommeliers » tombant dans la facilité du métier, résolument installés dans leur trône de dictateurs soi-disant « amoureux du vin ». Ceux-ci ne sont en réalité que des imposteurs avides de vous convaincre que ce que vous pensez connaître, croire ou aimer est faux, dans le seul intérêt d’obvier à la difficulté de vous faire reconnaître que vos goûts en matière de vin vont plus loin que ce que vous ne pouvez imaginer… »

Ces fétides et caligineux administrateurs devraient peut-être se voir déchoir de leur perchoir de sommelier…

Bref, je ne procrastinerai pas plus, cette fois-ci. Les mots sont dits… Changement de sujet ou presque, parlons des bons sommeliers, des vrais passeurs de connaissance, d’enthousiasme et de vérité.

ILS SONT LA LES SOMMELIERS

Dans cette cité gastronomique lyonnaise, ville dans laquelle il fait si bon vivre, où les talents poussent comme des champignons (miam), connaissez-vous les bonnes adresses ?
Aujourd’hui, pas question de parler de ceux qui déçoivent, ne parlons seulement que des bons, des passionnés, se vouant corps et âme pour leur métier, et dont le seul désir égoïste se veut de voir vos sourires apparaître lorsque vous engouffrez leurs sélections culinaires et viniques.

L’apostolat demande beaucoup d’implication, une démarche saine et efficace, puisque vous mêmes, lecteurs de cet article, retournez dans ces lieux où les émotions demeurent, comme les âmes d’une maison pas si hantée que ça.

Alors pas besoin de titre honorifique de sommelier pour vous faire découvrir des pépites, la liste demeure exhaustive, elle dénonce uniquement les lieux dans lesquels les tenanciers se battent pour vous éclairer et vous conduire là où vous n’auriez jamais penser aller :

1/ Le Bistrot des Bons Produits : Le Troquet des Sens (Lyon 2ème)

Les deux compères se jouent totalement d’un bistrot de quartier pour éveiller le plaisir de la bonne chair et du bon vin… (vins bio, naturels, en biodynamie, raisonnée… Pourvu que ce soit bon !)

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2/ Les Génies de la Gastronomie : Le Palégrié (Lyon 2ème) 

Je n’en parlerai pas plus, ils n’en ont pas besoin. Ceux qui sont déjà allés dans ce lieu ont compris le message.

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3/ Les Créatifs : Jérémy Galvan (Lyon 5ème)

Ouverts d’esprit, généreux et attentifs, ce couple d’amoureux de la gastronomie ne cesse de renouveler leur carte (vin et cuisine) afin de vous emmener dans leur univers.

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4/ La Référence des Bouchons Lyonnais : Le Café du Peintre (Lyon 6ème)

Ici, tous les chemins mènent aux lyonnaiseries ! Un jeune talent prometteur en salle, passionné pour le travail des vignerons, et la maman qui officie en cuisine réveillant à elle seule la Magie des Mères Lyonnaises. Un bouchon où l’on aime jouer à saute-bouchon !

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5/Le plus Aventurier : La Cour des Loges (Lyon 5ème)

Cet étoilé a su dénicher une des perles de la sommellerie lyonnaise… Impressionnant d’ouverture et d’implication, ce jeune fou passe ses vacances armé d’un sac à dos dans le seul but d’aller sillonner une région viticole ou des pays type Chili, Italie… Le futur « Maître » impressionne par son enthousiasme et sa volonté d’élargir les idées préconçues.

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6/ Le Déjeuner Parfait : Bistrot « Le Charité » (Lyon 2ème)

Il a su mettre ses pots lyonnais de côté pour permettre aux gastronomes du midi d’épancher leur soif autour de Fronton, Morgon, IGP du Grésivaudan … Il s’amuse à dynamiser les soirées du Beaujolais Nouveau, accords mets/vins autour des produits d’épiciers du quartier d’Ainay (Boucherie Bello pour n’en citer qu’un…) en y ajoutant des expositions à tout va.

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7/ Le Lieu où l’on s’Apostrophe : La Cave des Voyageurs (Lyon 5ème)

Défenseurs du terroir, prescripteurs de la région du Roussillon (il fallait oser, ils ont su convaincre à travers des mots simples que la vérité reste dans le verre et que le Roussillon est une région viticole bien détachée du Languedoc), défenseurs des vins étrangers et de … et bien tout ce qu’on peut faire en matière de « bon » vin… On en redemande !

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8/ Le Languedoc a trouvé son Porte-Parole : Le Bol d’Air (Dardilly)

Il nous vient de Castelnaudary, se sent plus Cathare que du Sud-Ouest … Du coup, près de 70% des vins servis sur table proviennent du Languedoc. Le meilleur faiseur de cassoulet de la région (quart sud-est) a su réveiller les habitants par ses soirées explosives « Le 20 (du mois), c’est le vin ! » Loin du traintrain habituel des bistrots de villages… Ici, le roi, c’est Victor et Georgy n’est autre que son messager.

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9/ Quand l’Asiatique Aime le Bon Vin : Indocafé (Lyon 7ème) :

Le meilleur Bobùn de la ville, ici, c’est maman qui cuisine ! Du vin dans un restaurant asiatique, ça, c’est fait ! Les accords entre le Ménétou-Salon et les produits du marché cuisinés minute sont étonnants de justesse ! Musique et vin, vide-dressing et idées géniales en tout genre pour ce natif du Viêt-Nam !

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10 / Les Plus Déjantées : Girls Gone Wine (No Wine’s Land)

Elles explosent grâce à leurs soirées réunificatrices axées sur le vin et la musique. Chaque spot et chaque thème sont éphémères. En cas de besoin festif, n’hésitez pas à faire appel à elles !

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11/ Elémentaire mon cher Watson ! : Le Vercoquin (Lyon 7ème) :

 Vins naturels mais pas que … Ici, ça goûte bien. Produits adroitement sélectionnés. Et en prime, un nouveau joujou mitoyen à la cave, l’Elémentaire. Testé il y a peu… Le temps s’est arrêté, vivement le … « Plus vite possible » ! Un vrai lieu de réflexion et de justesse .

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Voici 11 endroits qui vous donneront à coup sûr le sourire, il y en a plein d’autres, à vous de rajouter votre touche…

Mes mots d’indignation en faveur des opportunistes du vin (cf début de lecture) n’iront pas plus loin, ils ne méritent pas plus de considération ni quand bien même d’être cités…

Bravo aux autres…

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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A BOUCHE QUE VEUX-TU?

J’avais dans mes petits papiers quelques repères idéals pour déjeuner du côté de Paris. Mais cette fois-ci, mes doigts ont pianoté plus vite que ma pensée… La réponse tombait sur les réseaux sociaux avant même que mon message ne soit publié… Maître Iommi veillait au grain…  Le mercredi, c’est le jour de sortie du Binbin et le Jedi s’est alors dit « S’il est à Paris, tous les coups sont permis »…  « Va chez l’ami  Arthur Petillaut à l’Hédoniste par ex… »

 5 minutes plus tard, une horde de gastronomes trombinoscopiques m’envoyait manger dans toute la ville…

Midi Pile… Les poutres dévoilent leurs rondeurs faisant valser le drapeau de l’hédonisme au dessus de nos têtes. Le temps s’est arrêté… Pif, miam, slurp

La prochaine fois, on pourra peut-être s’en faire une tous ensemble… Mais il faudra vous mettre d’accord… Tant de bons rapports prix/plaisirs à Paris… Mais cette fois-ci, je n’ai ni le temps ni l’estomac pour tout essayer… Il va falloir que j’aille y vivre quelques mois… Et peut-être redescendrais-je dans la capitale Curnonskyenne (Lyon) dans une barrique bourguignonne…

Accord mets & photo… Les mots me manquent… Le lapin du Bois de Boulle (44), cuisse, râble, côtelette, cuissot… Et la tête et la tête… Gentille lapinette!

Direction le quartier Montorgueil, ils sont là, bien échauffés. Et un et deux sourires, l’hédonisme ne commence t-il pas dans l’amitié selon Epicure?

Bistrot chic, bistrot chic… Non, non mesdames, messieurs, un restaurant, un vrai dans lequel vous venez vous faire fissurer le palais. Laissez-les choisir les plats et les vins, ils savent faire leur métier!

Les conseils d’Antonin, l’Hédoniste, deux sourires, et des nouveaux copains… Le cadre est minimaliste et rassurant… Les poutres à la française dansent au plafond… Et le regard si malicieux de cette fille de Champagne lorgnant sur mon petit lapinou… A moi l’impétueux Hédonisme!

La carte des vins… Je commence à comprendre la raison pour laquelle j’ai atterri au Paradis. Il y a du vin « nature » (mais provenant uniquement de vignerons qui en maîtrisent l’art) et de beaux flacons plus classiques mais néanmoins de très belle facture, des gens naturels ainsi qu’une cuisine simple, vraie et perfectionniste…

A bouche que veux-tu… Une robe dorée, des notes de rhubarbe, d’anis et légèrement oxydatives de poire et de coing. La bouche est fraîche et pleine. Belle découverte- Affaire à suivre (cf photo 3)

Le menu du jour ou l’art de maîtriser et de revisiter de simples basiques… Entrée pétillante de saveurs!

Gaspacho de tomate, huile de Kafir (combava ou citron vert bosselé aux arômes puissants mais subtilement dosés tirant sur le palais et exhaustant la saveur déjà tendue de la tomate),gingembre, petites girolles soyeuses et des herbes folles au pouvoir iodé enveloppant.

Le service est audacieux et Jean Cocteau serait heureux de savoir que ces admirateurs officient à l’Hédoniste. Le tact dans l’audace, n’est-ce pas de savoir jusqu’où l’on peut aller trop loin?

Domaine Les Terres Promise. Un néo-vigneron installé dans les Bouches du Rhône…. VDP de la Sainte Beaume « Ugny blanc & Rolle 2011, Jean-Christophe Comor. Une très belle surprise!  Et un accord idéal sur mes deux plats. A servir bien frais.

Plein d’humour, de bon boire et de manger.

Le lapin du Bois de Boulle (44) (non ce n’est pas une blague), dans tous ses états. Caramba, jamais je n’avais mangé un lapinou aussi fondant! L’équilibre du goût et des textures est respecté. Y’en a pas qui pourraient prendre exemple?!

C’était parfait, intense pour les sens… Le temps s’arrête et le plaisir continue…

Chocolat & Thé Matcha, kumquat et passion…

Bravo les gars! La tête dans les étoiles… Pif, Miam, Bye!

LA SUITE DANS LES PROCHAINES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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CHEZ PIERRETTE A LA LOZERETTE…

La quête aux bonnes tablées lozériennes fut sans relâche… Les réseaux sociaux aidant, notre navire a donc chaviré et élu domicile au restaurant La Lozerette dans le village de Cocurès, à l’ouest de Florac dans la partie sud de la Lozère.

Pas un restaurant de sûr dans le charmant village de Florac… Nous nous exilons donc sur Cocurès

L’hôtel-restaurant paraît accueillant au 1er coup d’œil, une terrasse arborée et aménagée juste en face sur laquelle il nous est recommandé de prendre le premier verre.

Qu’il est bon de prendre l’apéritif sur la terrasse arborée du restaurant. Sans vouloir paraître snob, un Champagne de vigneron aurait été plus souhaitable…

Champagne D…Z  (comme on n’aime peu on en dit peu) et quelques merveilles d’amandes entières grillées et croquantes.

Amandes grillées, une très belle alliance sur du Champagne!

Il est temps de choisir car Pierrette nous attend… La carte des vins… Je ne peux plus attendre, j’ai besoin de ma lecture quotidienne!

Difficile de faire son choix… Tous les plats nous tentent…

Petite lecture en diagonale dans le pavé qu’on vient de me remettre. Il va me falloir tout un repas pour avaler autant de références…

D’Yves Leccia au Château d’Yquiem il n’y a qu’un saut de page. En passant par Montpeyroux chez l’ami Chabanon, et on pousse la porte de la Loire avec Richard Leroy…

Quelques 300 surprises n’attendent qu’à être sorties de leur orphelinat.

Lors de notre première venue à La Lozerette, j’avais laissé les rennes à Pierrette. Et côté vin, elle s’y connaît! Membre de l’U.D.S.F. (Union Des Sommeliers Français), celle qui a collaboré avec Éric Beaumard (Vice-Sommelier du monde 1998) a de la bouteille!

Il suffit de regarder la carte des vins pour comprendre qu’il n’y a aucune fausse note! Cette fois-ci, c’est le petit Binbin qui a choisi…

Terrine de tomates à la brousse, l’agneau rôti et sa purée de pommes de terre aux olives…

Brousse de chèvre et confit de tomates… Choisissez pour cela un vin rouge frais avec toutefois de la matière. Trop d’acidité pourrait exacerber celle déjà présente dans la tomate… XB de Xavier Bénier (Beaujolais) par exemple serait un parfait allié. Si vous préférez le vin blanc, choisissez le plutôt ample et un peu plus sudiste. Les cépage Rolle, Roussanne et Marsanne feront des merveilles sur la tomate…

Pour cette deuxième manche, l’accord entre le Bandol Château Pradeaux 2005 (35€) et l’agneau me semblait inévitable!

Superbe accord entre l’agneau et ce Bandol Château Pradeaux 2005. Les notes subtilement iodées du vin vont s’accorder parfaitement avec la puissance gustative de l’agneau.

Le dessert, un chouette classique qui séduit à tous les coups (même deux jours plus tard lorsqu’on y retourna), le chocolat-feuilletine-praliné…

Pour le dessert, le choix de Pierrette s’est porté sur le Banyuls. Simple mais très efficace!

Petit retour sur la terrasse afin de profiter des derniers instants à La Lozerette. Un lieu magique, un service vraiment soigné et attentionné. Et mention ++ pour la patronne!

Dernier moment en compagnie d’un Grand-Marnier « centenaire » et de quelques mignardises. La tête dans les étoiles…

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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SORTEZ DU TROUPEAU ET BÊLEZ VOTRE DIFFERENCE

MOUTON NOIR :

Métaphore utilisée pour décrire une personne qui ne rentre pas dans la norme, personne ayant un comportement différent des autres. Chez nous, il faut comprendre « Consommer Différent ». Cécile Justamont & Benoît Mauroux.

En quête constante de bonnes tables (ça ne court malheureusement pas les rues), j’ai opté de me restaurer cette fois dans une auberge gardoise (30)…

Dans toute l’Ardèche et dans le Gard, les locaux ne jurent que par cette table.  A Issirac, dans le nord des Cévennes, deux jeunes passionnés ont trouvé refuge non loin de la bergerie familiale (à 50 Mètres).

Ils sont partis de zéro, et ont bâti eux-mêmes en moins d’un an cette auberge à ciel ouvert… Un bijou sculpté en pierres gardoises situé en plein cœur du majestueux village d’Issirac.

Photo

Ce couple a ainsi décidé de travailler à 50% les produits de la ferme familiale. Totalement ancrés dans la culture Slow Food ( pas moins de 90% de produits locaux), ils nous prouvent au Mouton Noir que travailler les produits locaux est une action totalement réalisable ( A bonS entendeurS). Le miel et les truffes proviennent d’Aiguèze, les confitures de chez Dame Tartine à Aiguèze, le pain de Pont Saint-Esprit, l’agneau, le lait, les fromages et les yaourts de leur propre cheptel de race Lacaune, les charcuteries (caillette, maouche, saucisson…) arrivent tout droit de chez un éleveur local…

Une vraie culture du goût pour Cécile (la maîtresse de maison) et Benoît (le chef). Rien n’est laissé au hasard, leur remise en question est quotidienne.

En cette période estivale, ils refusent en moyenne 50 personnes par soir, c’est dire à quel point cette table est prisée.

La carte des vins, solide, est en constante évolution… Sont proposés les vins du Mas de Libian, Jérôme Mazel, les Soeurs Saladin, Domaine du Monteillet, Eric Louis, Domaine du Grangeon, Saint Cosme

Photo

Les plats proposés à la carte évoluent avec la saison :

De grands classiques tels que la planche de charcuteries, de fromages, ou même la planche truffée. Le Croq’Truffé est ainsi devenu incontournable tout comme le ragoût d’agneau aux haricots coco.

Plus original, l’onglet de bœuf « Red Angus », du bœuf « Waggyu », mais aussi le Pain Perdu, le Lemon Curd & Yaourt de brebis de la ferme…

Bref j’aime et je partage, mais à une condition, faîtes moi cette promesse : Si vous vous rendez là-bas : Rendez-vous au petit coin et profitez des toilettes sèches, un joujou totalement écolo. Vous contribuerez ainsi à la production de fumier organique. Mais ne vous forcez pas non plus… Je tiens tout simplement à mettre en avant cette belle idée.

Le chef Benoît Mauroux

J’invite tous les lecteurs de ce billet à se rendre dans le village d’Issirac entre avril et fin septembre. Pensez également à faire des provisions de fromages (pérails, tomme, yaourt) à la ferme familiale qui produit à mon sens les meilleurs fromages de la région!

Bêhhhhhh

Sortez ainsi du troupeau et bêlez votre différence (slogan du Mouton Noir).

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

 

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PALAIS GRILLÉS S’ABSTENIR…

Je n’ai pas pour habitude d’évoquer mes nouvelles trouvailles en terme de gastronomie. Je reste discret à ce sujet , n’ayons pas peur des mots, je suis un peu égoïste et je n’aime pas trop dévoiler mes planques. Divulguer les bonnes adresses et se faire piquer sa table, hors de question, nom d’un Binbin Foudevin!

Mise en bouche : Purée de choux fleur, filet de lieu noir en tempura d'encre de seiche, carpaccio de choux fleur

LEVER DE RIDEAU :

Malgré tout, il faut bien faire tomber l’information un jour ou l’autre et lever le rideau en acceptant que vos lecteurs vous piquent votre place marquée férocement par l’empreinte de vos miches.

Carpaccio de foie-gras frais et de champignons de Paris, vinaigrette d'agrumes

Alors vous restez là, désemparé de n’avoir pu trouver d’autre refuge  que le pas de la porte du restaurant annoncé complet.

GASTRONOME AMBULANT :

Exceptionnellement, parce que le temps n’est pas au beau fixe, que les élections approchent à grand pas et que les déclarations d’impôts ne vont pas tarder à pleuvoir dans les boîtes au lettres, je vais faire un petit écart et tenter de vous remonter le moral en vous divulguant le nom de cette belle maison (après tout, Vincent a bien accepté de le faire en citant une de mes planques préférées).

Joue de bœuf cuite et re-cuite, purée de carottes et carottes fraîches, lames de jambon ibérique

Aujourd’hui, c’est plus fort que moi, d’ailleurs, en ce moment, j’écris ce texte avec le bout de ma langue de gastronome ambulant.

CURRICULUM VITAE :

Ils ont ouvert leur restaurant en décembre, sont passés par les plus belles tables françaises et internationales (Apicius, Roellinger, la Mamounia, le Jamin…).

Filet de féra, petits pois frais et jus réduit de groseille

L’un est spécialisé dans le travail des produits frais, l’autre est passionnée de vins. Les deux sont dotés d’une ouverture d’esprit, d’une rigueur et d’un dévouement qui me rassurent. Ici pas d’employés, ils travaillent en duo, en couple pour le meilleur et surtout le meilleur.

FUTUR ÉTOILÉ :

Je certifie que oui. Pourtant eux font tout pour ne pas l’être… La raison? Ils renouvellent leur carte tous les jours. Mais selon moi, ils n’échapperont pas à la récompense.

Pièce de bœuf saignante, purée d'herbes du potager et oignons nouveaux

Quoi qu’il advienne, étoilé ou non, ce restaurant reste une de mes plus belles expériences lyonnaise en terme de rapport qualité/prix/plaisir (J’aurais pu citer :  « En Mets fait ce qu’il te plaît/Katsumi Ishida », « Au 14 Février », « Le Potager des Halles »… Oups, ça y’est, j’ai encore dérapé… Quelle générosité!).

Soupe du potager, fraise-tomate-rhubarbe-estragon

LE TEMPS, CE N’EST PAS QUE DE L’ARGENT :

J’aime perdre totalement la notion du temps au restaurant et me laisser bercer par le défilement d’œuvres d’art et le service habile et attentionné de l’hôte du jour.

Soupe lactée au chocolat valrhôna, financier au chocolat et granité café

J’ai failli ne pas vous donner le nom de ce restaurant, j’hésite encore…Une petite bouteille pour patienter?

AOC Bourgogne Domaine Sarnin Berrux 2010 (Agriculture Biologique tendance vin nature maîtrisé)/24 euros

Les photos présentées sont tirées du menu à 38 euros (selon l’inspiration du chef). Rien n’a été laissé au hasard, pas même le choix des épices en fonction du temps qu’il faisait dehors… Et ce soir là il pleuvait, alors le chef nous a joué un petit concerto pour piano d’anis étoilé, étoilé, étoilé…

LES PLUS DU PALÉGRIÉ :

-Une carte des vins simple mais redoutable! (Xavier Bénier, Combier, Dagueneau, Vacheron, Joguet, Domaine de Bellivière…)

-La décoration minimaliste et chaleureuse animée par des toiles et photographies d’artistes.

Rendez-vous chaque jour sur ce site pour un menu différent…

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WINE BAR, TU PEUX PAS TEST 001

La curiosité est un vilain défaut… Et c’est un défaut qui coûte cher. Quand c’est bon, ça n’a pas de prix. Mais Binbin, il n’a pas le portefeuille de Tim Cook… Malgré tout, hors de question de ne manger que des pommes…

Dans la rue Royale à Lyon, règne en M.O.F. le toqué Mathieu Viannay.

J’avais mis en avant il y a quelques mois de cela le rapport prix/plaisir de son restaurant doublement étoilé.

J’avais couvert son royaume de couronne et je m’étais incliné devant la prestation magistrale du sommelier (et désormais associé) Denis Verneau.

6ème SENS

Mathieu possède un 6ème sens… Plutôt important dans le monde dans lequel nous vivons… Le sens des Affaires…

L’occasion de racheter le fond du restaurant mitoyen était trop belle… Créer un bar à vin jouxtant le restaurant étoilé, ça coulait de source.

Mathieu l’a fait… Un endroit ultime quelque peu tape à l’œil mais vraiment réussi.

Ça fait mal au portefeuille, mais quand on aime, on ne compte pas :

-50 euros par personne pour quelques tranches de jambon ibérique, ça casse pas trois pattes à quatre cochons, mais sur le vin blanc, qu’est-ce-que c’est bon! (environ 30 grammes),

-160 grammes de bavette Black Angus (18 euros),

-Et enfin, une planche de 20 grammes de comté 18 ou 24 mois(à quatre toujours, 9 euros).

Certes nous avons bu :

-Un Pouilly Fumé de chez Dagueneau « Blanc Fumé de Pouilly »2008 (50 euros), d’une superbe fraîcheur et d’une tension remarquable, aérien…

-1 Châteauneuf-du-Pape Vieilles Vignes 2005 de chez Laurent Tardieu.

1 rapport prix/plaisir somme toute correcte. Mais cetainement encore fermé au nez. Une bouche tendre laissant émaner des flaveurs de fruits rouges et noirs compotés; Un manque d’acidité permettant d’observer le caractère d’un millésime plutôt solaire.

En ce qui me concerne, j’opterais pour le restaurant et sa formule du midi à 33 euros.

Nous aurions également pu choisir le plat du jour à 15 euros et choisir d’autres vins plus accessibles.

Un concept très réussi et qui est parti pour cartonner. Ainsi, Mathieu Viannay a décidé de compléter l’offre du restaurant. C’est bien joué, c’est malin, c’est bon et le prix des bouteilles reste quoi on en dise raisonnable.

Mais aller chez Viannay reste malgré tout un petit luxe… Qualité de produit oblige… Rue Royale oblige…

A recommander.

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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