LA PERCEE DU VIN JAUNE DANS LE JURA : UNE BEUVERIE SANS INTERÊT

Les gens sont heureux, on les entend s’esclaffer de l’autre côté de la route. Nouvel attroupement, cette fois-ci en direction du pré voisin, où des jeunes ont pris des vaches encartonnées en otage et les forcent à s’accoupler. Tout le monde est content … Les coups de tire-bouchon résonnent, les verres arrivent de toute part … En vain ! Celle-là, il la boiront directement au goulot. Le vigneron déconfit dans son caveau vend ses bouteilles à l’unité pour étancher la soif des bouseux venus ici dans un seul but, repartir aussi raides qu’ils sont arrivés.

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OU SONT PASSES LES SOMMELIERS / DE LA SUITE DANS LES IDEES

Dans la première phase de ce sujet, j’évoquais sans ambages mais aussi paradoxalement que cela puisse sembler, sans aucune acrimonie, une certaine frustration quant à mon analyse personnelle relative au métier de sommelier. Désormais, plus d’atermoiement possible. J’ai suffisamment attendu. Je me jette aujourd’hui dans le grand bain sans babillement. Un acte que certains jugeront peut-être Catharthique ou suicidaire, loin des propos drolatiques que je m’amuse à relater habituellement… A l’heure où ma présence et mon engagement dans l’Union De la Sommellerie Française (UDSF) et de lASLERA lyonnaise viennent d’être renouvelés, ce débat là prend selon moi toute son importance.

Avoir été bercé par les agitations d’Eric Beaumard (qui m’a fait déguster mes premiers vins à l’aube de mes 7 ans) et d’Olivier Poussier, j’y crois plus que jamais. Le métier de sommelier n’est pas fait pour les égo surdimensionnés. Il n’est réservé qu’aux gens sensibles, à l’écoute et désireux de faire passer le message. Question de point de vue évidemment. Les deux Grands cités ci-dessus ont selon moi tout compris. L’humilité est là, chaque jour, comme enracinée dans un naturel que d’autres ne connaîtront peut-être jamais… Aucune prise de pouvoir, l’échange est l’essence même du plaisir et de la réunification… Deux modèles que je ne peux m’empêcher de citer tant ils ont contribué à m’orienter professionnellement et personnellement… La justesse de leurs mots, leur objectivité…

OU SONT PASSES LES SOMMELIERS ?

Question de point de vue me direz-vous … Encore une fois…
L’ambition de vouloir changer la donne, de bouleverser les codes, ne me semble plus être une quête du Graal. Le snobisme de certaines confréries, barmen, sommeliers, cuisiniers ne devrait selon moi plus exister… Donner de l’accessibilité, de la simplicité, à un public avide de prendre du plaisir. Les accompagner dans leur sensation, dans leur souvenir et non par leur donner l’impression qu’il se retrouve face à une entéléchie… Tout ceci me semble tellement rare, qu’observer un frémissement chez certains sommeliers ou non, simples vecteurs de connaissances ou de plaisir, me semble louable… Il faut donc en parler !

J’avais sélectionné pour mon Onze de départ (A défaut d’en avoir 13 ou 15 dans l’immédiat) des établissements dans lesquels il faisait bon vivre, un monde dans lequel le vin paraît accessible, où le plaisir et l’émotion sont rois… Mais l’ovalie n’existe que dans mon cœur, aussi, m’étant arrêté à 22 établissements, autant créer une petite équipe de foot…

DE LA SUITE DANS LES IDEES

Autant vous dévoiler une équipe bis plutôt qu’un banc de remplaçants.
Alors pour ceux qui ne sont pas morts en épectase en se rendant dans les restaurants proposés dans la partie I de ce sujet sensible, voici la suite des casseurs de codes, loin de l’utopie à laquelle je caresse l’espoir d’accéder un jour mais somme toute sincères, dynamiques et enthousiastes. Les vrais sommeliers selon Binbin Foudevin… Question de point de vue ( oui oui j’insiste ! ), juste pour le débat. Une frustration qui ne relève pas de la fourcade mais plutôt d’une observation constatée chaque jour, tant mon quotidien et mon métier me le permettent…

Trêve de galimatias et de discours antinomiques quant au sujet, l’utilisation de mots soutenus s’arrêtant au point liminaire de cette même phrase :
Donnons de l’accessibilité et de la simplicité au public français ou étranger, désireux d’apprécier l’un des secrets appartenant de pied ferme à notre culture et à notre patrimoine…
Allons enfants de la Patrie, le jour de Boire est arrivé !

Vous n’en pouvez plus ou vous en avez assez, peu importe, la partie III arrivera au moment où vous vous y attendrez le moins… 2500 signes c’est bien suffisant pour un sujet aussi délicat, l’équipe bis s’entraîne encore quelques jours et sera dévoilée au grand public avec le plus d’objectivité possible !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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OU SONT PASSES LES SOMMELIERS ?

Des mois durant, je me suis battu pour ne pas céder aux objurgations incessantes de mon cerveau qui m’interdisait formellement de dénoncer quelques étonnements personnels quant au métier du vin…

Une forme de raisonnement, qui, je dois l’avouer, m’aidera très certainement à rédiger cette page avec un peu plus de souplesse et de raison. L’agacement étant tout proche … Les sommeliers font-ils leur travail ?

L’idée de développer ce sujet me laissant à chaque fois figé à cet endroit liminaire représenté par l’instant même, durant lequel la pensée est en passe de devenir écriture… Mais la raison et la modération reviennent toujours au galop, cette fois-ci, le petit Binbin est prêt. Pas question pour ce coup de gueule de vous refaire un sketch à la Jacky Blot ni à la BFM… Car même si je ne bois toujours pas de JB ni ne suis partisan des masturbations de comptoir du Wine and Business Club, je préfèrerais copier cette fois-ci mon grand-père qui met chaque jour au moment du repas un peu d’eau dans son vin !
Des souvenirs aigres et immarcescibles, qui, au delà de la frustration qu’ils créent, me conduisent à faire passer le message suivant :

« Le vin, fruit de l’histoire né de la passion des hommes, ne mérite t-il pas plus d’importance et de bonne information que la suffisance dont font preuve tant de « sommeliers » tombant dans la facilité du métier, résolument installés dans leur trône de dictateurs soi-disant « amoureux du vin ». Ceux-ci ne sont en réalité que des imposteurs avides de vous convaincre que ce que vous pensez connaître, croire ou aimer est faux, dans le seul intérêt d’obvier à la difficulté de vous faire reconnaître que vos goûts en matière de vin vont plus loin que ce que vous ne pouvez imaginer… »

Ces fétides et caligineux administrateurs devraient peut-être se voir déchoir de leur perchoir de sommelier…

Bref, je ne procrastinerai pas plus, cette fois-ci. Les mots sont dits… Changement de sujet ou presque, parlons des bons sommeliers, des vrais passeurs de connaissance, d’enthousiasme et de vérité.

ILS SONT LA LES SOMMELIERS

Dans cette cité gastronomique lyonnaise, ville dans laquelle il fait si bon vivre, où les talents poussent comme des champignons (miam), connaissez-vous les bonnes adresses ?
Aujourd’hui, pas question de parler de ceux qui déçoivent, ne parlons seulement que des bons, des passionnés, se vouant corps et âme pour leur métier, et dont le seul désir égoïste se veut de voir vos sourires apparaître lorsque vous engouffrez leurs sélections culinaires et viniques.

L’apostolat demande beaucoup d’implication, une démarche saine et efficace, puisque vous mêmes, lecteurs de cet article, retournez dans ces lieux où les émotions demeurent, comme les âmes d’une maison pas si hantée que ça.

Alors pas besoin de titre honorifique de sommelier pour vous faire découvrir des pépites, la liste demeure exhaustive, elle dénonce uniquement les lieux dans lesquels les tenanciers se battent pour vous éclairer et vous conduire là où vous n’auriez jamais penser aller :

1/ Le Bistrot des Bons Produits : Le Troquet des Sens (Lyon 2ème)

Les deux compères se jouent totalement d’un bistrot de quartier pour éveiller le plaisir de la bonne chair et du bon vin… (vins bio, naturels, en biodynamie, raisonnée… Pourvu que ce soit bon !)

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2/ Les Génies de la Gastronomie : Le Palégrié (Lyon 2ème) 

Je n’en parlerai pas plus, ils n’en ont pas besoin. Ceux qui sont déjà allés dans ce lieu ont compris le message.

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3/ Les Créatifs : Jérémy Galvan (Lyon 5ème)

Ouverts d’esprit, généreux et attentifs, ce couple d’amoureux de la gastronomie ne cesse de renouveler leur carte (vin et cuisine) afin de vous emmener dans leur univers.

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4/ La Référence des Bouchons Lyonnais : Le Café du Peintre (Lyon 6ème)

Ici, tous les chemins mènent aux lyonnaiseries ! Un jeune talent prometteur en salle, passionné pour le travail des vignerons, et la maman qui officie en cuisine réveillant à elle seule la Magie des Mères Lyonnaises. Un bouchon où l’on aime jouer à saute-bouchon !

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5/Le plus Aventurier : La Cour des Loges (Lyon 5ème)

Cet étoilé a su dénicher une des perles de la sommellerie lyonnaise… Impressionnant d’ouverture et d’implication, ce jeune fou passe ses vacances armé d’un sac à dos dans le seul but d’aller sillonner une région viticole ou des pays type Chili, Italie… Le futur « Maître » impressionne par son enthousiasme et sa volonté d’élargir les idées préconçues.

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6/ Le Déjeuner Parfait : Bistrot « Le Charité » (Lyon 2ème)

Il a su mettre ses pots lyonnais de côté pour permettre aux gastronomes du midi d’épancher leur soif autour de Fronton, Morgon, IGP du Grésivaudan … Il s’amuse à dynamiser les soirées du Beaujolais Nouveau, accords mets/vins autour des produits d’épiciers du quartier d’Ainay (Boucherie Bello pour n’en citer qu’un…) en y ajoutant des expositions à tout va.

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7/ Le Lieu où l’on s’Apostrophe : La Cave des Voyageurs (Lyon 5ème)

Défenseurs du terroir, prescripteurs de la région du Roussillon (il fallait oser, ils ont su convaincre à travers des mots simples que la vérité reste dans le verre et que le Roussillon est une région viticole bien détachée du Languedoc), défenseurs des vins étrangers et de … et bien tout ce qu’on peut faire en matière de « bon » vin… On en redemande !

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8/ Le Languedoc a trouvé son Porte-Parole : Le Bol d’Air (Dardilly)

Il nous vient de Castelnaudary, se sent plus Cathare que du Sud-Ouest … Du coup, près de 70% des vins servis sur table proviennent du Languedoc. Le meilleur faiseur de cassoulet de la région (quart sud-est) a su réveiller les habitants par ses soirées explosives « Le 20 (du mois), c’est le vin ! » Loin du traintrain habituel des bistrots de villages… Ici, le roi, c’est Victor et Georgy n’est autre que son messager.

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9/ Quand l’Asiatique Aime le Bon Vin : Indocafé (Lyon 7ème) :

Le meilleur Bobùn de la ville, ici, c’est maman qui cuisine ! Du vin dans un restaurant asiatique, ça, c’est fait ! Les accords entre le Ménétou-Salon et les produits du marché cuisinés minute sont étonnants de justesse ! Musique et vin, vide-dressing et idées géniales en tout genre pour ce natif du Viêt-Nam !

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10 / Les Plus Déjantées : Girls Gone Wine (No Wine’s Land)

Elles explosent grâce à leurs soirées réunificatrices axées sur le vin et la musique. Chaque spot et chaque thème sont éphémères. En cas de besoin festif, n’hésitez pas à faire appel à elles !

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11/ Elémentaire mon cher Watson ! : Le Vercoquin (Lyon 7ème) :

 Vins naturels mais pas que … Ici, ça goûte bien. Produits adroitement sélectionnés. Et en prime, un nouveau joujou mitoyen à la cave, l’Elémentaire. Testé il y a peu… Le temps s’est arrêté, vivement le … « Plus vite possible » ! Un vrai lieu de réflexion et de justesse .

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Voici 11 endroits qui vous donneront à coup sûr le sourire, il y en a plein d’autres, à vous de rajouter votre touche…

Mes mots d’indignation en faveur des opportunistes du vin (cf début de lecture) n’iront pas plus loin, ils ne méritent pas plus de considération ni quand bien même d’être cités…

Bravo aux autres…

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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VINOCAMP SAVOIE PARTIE 1 : SAVOIE PAS LA TÊTE ?!

Les Vinocamps poussent comme des champignons et font de plus en plus d’adeptes… Vicky, Grégoire et le Savoyard engagé Franck Merloz ont collaboré avec les vignerons savoyards pour organiser ce 9ème rendez-vous trimestriel entre acteurs/communicants du web spécialisés dans le vin et les vignerons/interprofession régionale…

C’est à la Maison de la Vigne et du Vin que nous avons été accueilli dans le village Apremont (également producteur d’A.O.P. Apremont).

La Maison de la Vigne et du Vin, siège de l’Interprofession de Savoie

Des thèmes majeurs ont été abordés dans des buts différents. Beaucoup de participation et de partage d’expériences croisées.

Les systèmes de non-conférence durant lesquels chacun trouve un moment pour intervenir, donner son avis et ainsi faire évoluer le débat, sont définitivement constructifs.

Les vignerons de Savoie étaient au rendez-vous pour cette 9ème édition.

SAVOIE PAS DU TOUT CÔTE COMMUNICATION

Le constat frappant qui ressort de ce Vinocamp, mais qui néanmoins entraîne enfin une prise de conscience chez les concernés, est relatif au manque de communication actuelle de la part de l’ensemble des vignerons savoyards. Tous ont oeuvré dans l’ombre pendant des années pour faire des jus de qualité et redonner ses lettres de noblesse au vignoble. Cela ne suffit malheureusement plus au regard de la concurrence et de l’état d’esprit actuels.  Il est temps pour  les vignerons(nes) de prendre de la place sur la toile, de partager leur travail et de partir sillonner les régions afin d’aller séduire les restaurateurs et les particuliers.

LES CONSOMMATEURS FRANCAIS ONT DES OEILLERES

Les français n’ont à mon sens pas suffisamment conscience du potentiel de cette région. Beaucoup trop l’identifient à des vins de raclette et de fondue, à des jus aigres et peu savoureux.

 Ignorantus, Ignoranta, Ignorentum !

Pour bien connaître le marché lyonnais, le constat est net et sans bavure… Et les pros de la restauration y sont bien pour quelque chose…

Des à-prioris causés par :

-Un marché local hyper-développé, et par conséquence, le manque d’exportation hors de la région.

-Une surproduction (de surcroît de basse qualité) dans les années 80 liée à l’émergence des stations d’hiver qui a cassé l’image des vins de Savoie. (Rappelez-vous de la surproduction du Beaujolais-Nouveau dans les années 80/90…)

-Le manque d’implication de la part des sommeliers qui ne se mouillent pas pour communiquer sur la région.

J’entends régulièrement les restaurateurs qui ne souhaitent pas proposer de vins de Savoie à leur carte… Leur manque d’engagement est effrayant… Peur de l’implication, du retour/client, des à-prioris en tout genre, pas envie de passer du temps avec le client pour défendre la région… L’envie de donner envie n’est pas au rendez-vous, la passion non plus…

Ca a le don de me mettre dans un état… Vraiment décevant comme attitude ! Ce sont vos restaurants que nous devrions boycotter !

LE JUS EN VAUT LA CHANDELLE

Bref, encore une problématique à résoudre pour les vignerons savoyards qui prendra certainement encore un peu de temps et passera dans un premier temps par une meilleure communication et par la multiplication d’évènements autour du vin hors de leur région.

Emmanuel Delmas, acteur incontournable de la toile et fervent défenseur des vins de Savoie depuis de nombreuses années. (A gauche Michel Grisard)

LA METEORITE SAVOIE

Un autre constat, mais cette fois positif, la concentration de grands vignerons dans la région. Mondeuse, pinot noir, gamay, persan, arbane, chardonnay, bergeron (roussanne), roussette, jacquère… Autant de cépages travaillés par des vignerons talentueux.

Evadez-vous en Savoie (photo prise à Chignin)

Des jus profonds et équilibrés, des altesses, jacquères, mondeuses  et autres cépages capables de défier le temps. La Savoie a tout d’une grande !

SAVOIE’S POWER !

LA SUITE DANS LES PROCHAINES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIONCAMP…

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