DES BLOGS REMUNERES?

Il paraîtrait que certains blogueurs oseraient se faire payer pour écrire leurs articles… Je vous l’avoue, je reste sceptique à ce sujet, du moins, pour l’instant… Certains le sont mais restent de vrais journalistes avant tout et sont payés pour leurs piges (le Monde…), une deuxième casquette qui leur donne un peu plus de visibilité et de liberté de parole.

Au salon des vins de Loire à Angers, plusieurs blogueurs sont intervenus lors de micros-conférences. J’ai cru entendre la complainte de certains, qui, à plusieurs reprises, pleurnichaient à l’idée que leur blog ne puisse seulement  leur rapporter que quelques minutes de gloire sur la toile.

A chacun son job, le blogueur n’a pas un statut de journaliste ni même un statut tout court. La seule vraie relation entre les deux demeure la liberté d’expression. Pour ma part, je définirai mon blog comme un journal de bord, alors certains se sont-ils mélangés les pinceaux avec le mot « journal« ? :

Jeudi 6 Octobre 2011 :

La cour de Cassation vient de rendre jeudi dernier un arrêt, très court, mais avec un considérant d’une portée énorme : « les abus de la liberté d’expression ne peuvent être réprimés que par la loi du 29 juillet 1881 ».

La Cour de Cassation vient, ni plus ni moins, de dire très clairement que les blogueurs relèvent de la loi de 1881 sur la liberté de la Presse…

Quelque part, c’est intellectuellement logique. Le blogueur est un journaliste amateur, mais un journaliste quand même. Il doit pouvoir s’exprimer, informer, en bénéficiant de la même protection que les journalistes, qui font cela à titre professionnel.

Cet arrêt est d’autant plus significatif qu’il a été rendu dans un procès opposant un blogueur de gauche à un maire UMP. Dans l’arrêt, la cour de cassation relève que les écrits du blogueur sont bourrés de mauvaise foi militante, mais que ça ne change rien, il tombe sous le coup de la loi de 1881, qui ne prévoit que la diffamation ou l’injure comme limite.

La Cour de Cassation n’ayant relevé aucun écrit susceptible de tomber sous le coup de ces deux incriminations, elle a cassé sans renvoi l’arrêt de la cour d’Appel qui avait condamné le blogueur sur la base de l’article 1382 du code civil.

UN STATUT QUI GAGNE EN CRÉDIBILITÉ :

Le blog, c’est un exutoire qui, somme toute, nous laisse deux valeurs essentielles : indépendance et liberté d’expression.

Un statut qui  nous permet d’accéder certaines fois à des évènements de manière privilégiée (déjeuners de presse, entrées gratuites dans les salons, accès aux salles de presse, voyages organisés spécial blogueur…). Nous sommes de plus en plus soignés par les attachés de presse, mais ceci s’arrête là. Ceux-ci reconnaissent l’influence et l’importance des blogueurs et se frottent ainsi les mains de pouvoir les accueillir (ça marche dans les deux sens). Seulement, je ne crois pas que cela puisse aller un jour plus loin.

POURQUOI TENIR UN BLOG :

A mon sens, lancer un blog, c’est vouloir partager en totale liberté des informations et des coups de gueules. Le blogueur est de nature généreuse, il est passionné par son sujet et souhaite faire profiter ses lecteurs de ses petites infos croustillantes.

Tenir un blog permet également d’être présent sur la toile et d’être ainsi visible aux yeux de tous; une visibilité qui peut offrir au mieux de nouvelles perspectives professionnelles (Miss Vicky Wine, Mickaël Vendetta). Mais cela reste un fait rare!

Le blog peut également être un complément de site internet (Vindicateur).

Alors ne volons pas le travail des journalistes. Faisons preuve d’imagination et continuons à garder notre ligne de conduite. N’hésitons pas à lancer de nouveaux débats et à développer ensemble. Ne vendons pas notre âme au(x) diable(s) et restons objectifs pour continuer à régaler nos amis lecteurs.  Que ceux qui râlent à ce sujet (« les blogueurs ne sont pas rémunérés ») lors de conférences s’éclipsent quelques temps dans les contrées d’Alaska sur un son de « Beau dommage », ça leur évitera de nous casser les oreilles lors de leurs interventions malintentionnées en conférences de presse, et ça leur rafraîchira quelque peu les idées.

Au fait, dans un blog on dit bien ce qu’on veut, c’est ça qu’est bon « Crotte, Flut, Plouf, Glou glou, J’aime pas les cons, ils polluent la planète » 😀 😀 😀

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JE NE BOIS PAS DE JB!

Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas, si le loup y était, il nous mangerait!

Et je lui crierais :

Je ne bois pas de JB, « croix de bois, croix de fer, si je mens j’irais en enfer ».

Titi, Oliv’, Michel et les autres t’adoubent ou te comparent au Crocodurille (Meursault).

Je déguste tes blancs 2011 juste tirés pour l’occasion. Un jus mûr et concentré d’agrumes et de coing, de la tension en finale. Encourageant!

Je rêve d’une cuvée au doux nom « Les p’tits loups ». Une cuvée fraîche et sans bois neuf. Désolé, je suis sentimental…

Pas question selon toi. Du bois, du bois, du bois!

J’ai simplement lancé le débat : « le bois neuf est-il un bon allié du chenin? »

Tu as rétorqué, non pas sans agressivité et totalement décomplexé :

« Je ne sais pas faire du vin sans bois! »

Je ne m’incline pas et préfère t’affronter, je n’ai pas peur des coups de bâton.

Asseyons-nous sur un banc et dégustons ensemble.Je découvre tes millésimes plus anciens (en blanc toujours), c’est le coup de massue nous ne sommes définitivement pas fait pour nous entendre.

La prochidaine fois j’irai de l’autre côté de la butte.

Je ne suis pas assez parkerisé par le bois neuf selon toi, j’assume pleinement.

Je t’ai pourtant causé après ta pose sandwich… Tu étais quand même grognon!

Tu prendras bien un petit dessert… Blanc-manger au kombava, vanille bourbon et copeaux de bois

Je ne veux pas goûter tes rouges… J’ai juste besoin d’un peu d’air frais, d’entendre moins d’aberrations… Et de rincer ma bouche patinée de vanilline… 1-2-3 zéro  blo blo blo

PETITE ATTENTION POUR MON PROTÉGÉ

Avec tout le respect que j’ai pour toi, ne sachant pas faire du bon vin et n’ayant pas ta renommée, permets-moi seulement cette parenthèse sans langue de bois.

Je suis un petit pot de colle à bois, je reviendrai, et je tacherai de te faire bien meilleure impression… J’aimerais, si tu m’acceptes au stand ou au caveau, goûter tes vins rouges et surtout te faire part au combien je respecte chacune des lignes que tu as écrites pour la gLoire. Mais pour l’instant, c’est décidé, je ne boirais pas de JB, même pas avec du coca. Plutôt rester à l’eau! Allez, boisons un coup à ta santé!

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LES VINS CHINOIS SONT-ILS MEILLEURS QUE LES VINS FRANCAIS?

Je ne citerai pas ma source mais je l’en remercie pour cette information. Un grand coup de maître réalisé de la part de nos voisins asiatiques. Un jeu médiatique, et encore une belle manipulation journalistique. Les vins chinois ont explosé des vins français, pardon des « BorWdeaux ». http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/20111214trib000671214/sacrilege-les-vins-chinois-consideres-meilleurs-que-les-vins-francais-.htmlQuand j’observe la sélection des vins français (issus du négoce bordelais), je ne peux m’empêcher de sourire…

Ne connaissant pas les vins chinois, je préfère m’abstenir à leur sujet.

Mais revenons-en aux faits : Peut-on comparer vins chinois et vins français, 35 ans après avoir perdu face à des vins californiens?

Quelle satisfaction de voir des vins chinois gagner contre des bordelais! A ma grande désolation, pas un des vins français choisit n’a d’autre intérêt d’avoir été sélectionné que d’augmenter ses points de marques (brand marketing) et de ce fait, d’étendre sa visibilité à l’échelle interplanétaire (oui, la Chine est une autre planète).

La sélection des vins :

Il est clair que celle-ci n’a rien à voir avec la sélection de Spurrier en 1976 à l’Intercontinental : Un Chardonnay Montelena 1973 avait largement « battu » le Meursault de chez Roulot et le Bâtard de chez Ramonet (à l’époque Ramonet Prudhon). Pour les rouges c’était pareil Stag’s Leap 73 avait battu un Mouton Rotschild 1970.
Les personnes présentes à la dégustation n’étaient pas n’importe qui : Dovaz (mon idole), Aubert de Villaine (DRC)…. Mais pourtant…

Je persiste à dire que nous sommes Tous des daltoniens du goût, et que  là où certains auraient vu vert, d’autres ont vu rouge.
Comment peut-on organiser des dégustations comparatives, il faut me l’expliquer; en effet, je trouve cela absurde qu’on ne compare pas :  même terroir, même cépage, même millésime.
On ne compare pas un sprinter européen et un sauteur en longueur américain, pourtant, tous les deux font de l’athlétisme. Alors, antinomie ou pas?

Ces trucs, c’est bien pour la masturbation cérébrale. Les chinois ont dû atteindre l’orgasme ultime. Tant mieux pour eux, je n’ai aucun doute quant à la qualité de leur vin ou même au potentiel de leur terroir (quoique, au regard des vins qui ont servis d’adversaire, un peu si…)

L’Asie à la conquête du monde :

Les chinois, comme les japonais ont conscience depuis des siècles qu’ils peuvent produire du vin de qualité. Jean Robert Pitte le relate fort bien (et je vous recommande de le lire) dans son superbe écrit : « Le désir du vin à la conquête du monde », Chapitre : « Lent mais irrésistible progrès de la culture du vin en Asie ». Depuis 1634, les européens tentent de changer les traditions et d’inculquer la culture « vin » aux asiatiques. Mais on y tend, bien sûr, pour l’instant ils en sont encore au Jack Daniel’s+thé vert, mais ils arrivent en force, et de surcroît, commencent à produire des vins de qualité. Ils s’approprient aussi les services des plus grands oenologues français. Ils ont un terroir, c’est certains. Mesdames messieurs les bordelais, ne tendez pas le sarment pour vous faire battre, vous affrontez déjà Goliath.

La Chine :

En Chine, vous avez sûrement entendu parler de l’antique vignoble du Xinjiang (non, non il n’y a pas que le poivre du Sichuan qui existe). Celui-ci connaît un nouvel essor avec le développement du tourisme intérieur en Chine. La différence entre nos deux pays : La longueur et la rigueur des hivers imposent aux vignerons d’avoir recours à des techniques fort contraignantes. Je vous passe les détails… (allez non) : vignes effeuillées et élaguées directement après la vendange puis couchées, sarments enroulés autour du cep… L’ensemble est recouvert pendant environ 5-6 mois… Bref, c’était pour info.

En plus de vendre nos domaines aux chinois (le 1er Latour Laguens en 2008 et aujourd’hui une quinzaine), on accepte de les comparer (pour le coup il ne s’agissait pas de châteaux mais des vins issus de la négoce) et de se faire botter le c.. . De surcroît, les vins ont été sélectionnés en fonction de leur prix d’achat (les taxes chinoises n’ont pas été prises en compte, je vous laisse imaginer le non-sens). Autant leur donner l’argent du beurre directement tant qu’on y est. Pardonnez-moi, c’est déjà fait.

Terroiristes…

Non, non, je ne suis pas un terroriste, juste un Terroiriste qui défend les Jura de chez Fanfan et autres(oui on s’en est dézingué un hier wahoooooooooo, que c’est bon), les Mondeuse de Savoie et autres(Une de ces mondeuse « Quénard » sortie en AOC Côte-Rôtie à l’aveugle). Mais pas que… Vallée du Rhône, Alsace, Val de Loire, Provence, Languedoc, Roussillon… Bref tout ce qui est bon est bon, la vérité est dans le verre, qu’on se le dise. Et quelques uns de ces vins, j’en suis certain, auraient éclaté toute la petite famille de Bordelais et de Chinois qui ne jurent que par la médiatisation et qui oublient de faire du bon. Qu’ils y restent ils s’en boufferont la grappe, et s’y brûleront la barrique.

Journalistes, chinois, bordelais, vignerons, (mais pas nous), tous attendaient le verdict. On n’en aurait pas entendu parler si les bordelais avaient gagné. Toutes ces personnes s’obstinant à faire du lobbying autour de dégustations aussi peu instructives n’ont définitivement rien compris au vin. Leur soif d’argent se fait sentir jusqu’aux contreforts de la Vallée du Rhône. On vend du vent. C’est encore, ma foi, une belle preuve de manque de savoir-vivre et surtout un sacré manque de goût (excusez pour le double sens). Des journalistes sûrement pas spécialisés dans le vin mais qui relatent leurs tribulations bachiques pour gagner leur pain en racontant des tissus de conneries.

Au regard de cet écrit, leur petit jeu a bien fonctionné puisque moi aussi, j’en ai parlé.

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LES BLOGUEURS SONT-ILS PRIS POUR DES C… ?!

A la mi-octobre, je fais suite à la réception d’un mail m’étant destiné. Une agence de communication parisienne me propose un sujet d’écriture sympathique : Le Wine & Business Club lance l’édition de son guide bachique « Le guide des grands amateurs de vin 2012 ». Un guide qui révèle pas moins de 700 domaines dont les vins ont été dégustés par un jury de passionnés, « ceux qui font référence auprès de leurs amis en matière de vin ».

C’est Alain Marty, entrepreneur passionné, engagé et reconnu qui est à l’origine de ce projet, une bonne idée somme toute.

Pensant que ce guide est une nouveauté, j’ai accepté de me  prêter au jeu. Je me suis donc engagé auprès de l’agence de communication qui m’a contacté, afin de le décrypter et de partager mes impressions sur mon blog une fois que celle-ci me l’aurait envoyé.

J’ai encore une fois bien relu le mail envoyé par l’agence de communication dont je tairai le nom :

« A l’occasion de son 20ème anniversaire, le Wine & Business Club, premier club « premium » de dégustation de vins en Europe fondé par Alain Marty en 1991, lance la première édition de son guide (cherche midi). »

J’attends le guide depuis un mois déjà, le téléphone sonne (soit deux semaines après sa parution) et mon correspondant de l’agence de communication me demande si je l’ai bien reçu. « Pas de nouvelles, bonne nouvelle. »

Je viens d’ouvrir ma boîte aux lettres et j’aperçois enfin le colis « tant attendu ». J’ouvre soigneusement le paquet et la surprise est au rendez-vous : J’ai reçu le guide 2011… Heureusement que l’année n’est pas encore terminée et que ce guide est censé paraître pour la première fois (soit pour l’année 2012), j’aurais cru que c’était une blague…  Le guide a évidemment vécu (peut-être devrais-je le renvoyer rapidement à l’agence de communication pour que celle-ci la retourne avant la fin de l’année pour faire une nouvelle blague à un autre blogueur… Antonin si tu m’entends… Tu te serais fait plaisir là!)

J'attendais le guide 2012, était-il réservé aux vrais journalistes?

Le guide est corné et abîmé… Stupeur dès l’ouverture, une dédicace, pas pour Binbin mais pour Sylvain…

Sylvain, si tu m'entends... Je te retourne ton guide avec plaisir 😀

Il y a comme un hic là…

Était-ce « un test de QI spécial blogueur »? Dans tous les cas, il serait certainement plus judicieux d’en faire passer un rapidement à mon interlocuteur… J’ai déjà ma petite idée : Je pense découper quelques jeux provenant d’un « Journal de Mickey » 1978, labyrinthes, ressemblances et énigmes en tout genre, qui devraient faire l’affaire.

Mon manque de tact fera certainement réagir les intéressés. Sachez cependant (pour ma défense) que vous ne pourrez vous en prendre qu’à vos collaborateurs, car de mon côté le travail est fait. Le blogueur n’est pas forcément le gentil naïf, il dit aussi ce qu’il a à dire et n’aime pas comme personne d’ailleurs être pris pour un c.. Mais il apprécie toutefois les bonnes blagues et ne manque pas de les faire partager. Adressez-vous aux vrais journalistes la prochaine fois, ils auront certainement plus de tolérance, sinon, prenez-nous un peu plus au sérieux…

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LA MERE BRAZIER CASSE LA BARAQUE!!!

BERNARD POIZAT, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN!!!

            C’est mon grand ami Bernard Poizat (propriétaire de l’Harmonie Des Vins, rue Neuve à Lyon), de 30 ans mon aîné, qui me convie au restaurant « La Mère Brazier ». Et le Bernard, il connaît Binbin, il l’a formé à l’art de l’oenologie il y a dix ans déjà!!! Il sait évidemment que Binbin est passionné des Arts de la Table!!! Alors il partage, avec la plus grande sympathie et une humilité rare qui le définit.

TALENTUEUX MISTER VIANNAY!!!

              Le chef d’orchestre, Mathieu Viannay, a redonné tout son luxe à cette adresse mythique où la mère Brazier se chargeait, il y a déjà quelques années, de régaler les gourmets de toute la région! La belle endormie, s’est réveillée dans un décor où l’histoire revisitée, laisse sa marque grâce à la présence de superbes céramiques et de faïences art déco qui créent une atmosphère unique de bistrot lyonnais chic.

Un chef talentueux!

            Mathieu, Meilleur Ouvrier de France, reprend cette grande maison et s’active aux fourneaux en 2008. Culotté, pas du tout, audacieux et talentueux seraient des attributs plus convenables! Le succès est immédiat!!! Tout le monde se rue dans la célèbre institution lyonnaise! Mathieu est couvert d’or, pas moins de deux étoiles sont attribuées à cette maison!!! J’étais sceptique, je ne le suis plus du tout après cette première!!!

LA JEUNESSE AU POUVOIR!!!

                  Mathieu possède les vraies bases de la cuisine française, un fait de plus en plus rare! Il revisite les plats traditionnels en ne travaillant évidemment que des produits de saison. Très inspiré, il magnifie les grands classiques si chers à la mère Brazier, l’artichaut au foie-gras n’a pas disparu, la volaille de Bresse Demi-deuil quant à elle, n’est pas restée dans sa tombée. Ici, c’est la jeunesse au pouvoir!!!

Menu du marché, 37 euros, imbattable!!!

PRISE DE POSITION, MA GUEULANTE!!!

                J’ai évoqué quelques lignes plus tôt, l’importance des bases de la cuisine française, et Mathieu les maîtrise d’une main de maître, ceci, à un niveau tel, qu’il s’en joue et s’amuse à lui apporter quelques améliorations subtiles et très inspirées.

BRAVO MONSIEUR!!!

       A partir de ces lignes, je dénonce et accuse tous les restaurateurs malveillants, qui se réjouissent d’en mettre plein la vue à leurs clients naïfs. Une décoration qui en met plein la vue (salle et assiette), une explosion de « péta zéta », de l’aérien, des couleurs qui brûlent les yeux, de l’azote, de la basse température, des produits enfermés dans des boules plastiques pour hamster, le tout fumé au bois de hêtre, histoire de marquer le peu d’arômes que le produit mal travaillé aurait pu évoquer…Des cuissons mal maîtrisées, des saveurs absentes, mais où est donc passée notre cuisine française ????La crise aidant, placer son argent dans d’aussi mauvaises tables entraîne également mon indignation!!!!

Et des plats à la hauteur de nos espérances!!!

STOP AUX CONCEPTS!!!

          ASSEZ, ça SUFFIT!!!! Laissez votre place aux engagés passionnés! Arrêtez, je vous en supplie, de vouloir envoyer des plats sans âme et de voler les gens crédules! Vous voulez épater la galerie, apprenez à faire une bonne soupe, une vraie terrine, à cuire des haricots « verts »… Respectez les produits, les producteurs, et respectez les clients! Faîtes simple et bon, on appelle cela la base, et la base de la cuisine française est simple, mais demande cependant des années de maîtrise et de perfectionnement, que trop de personnes pressées de s’exprimer oublient et méprisent avec tant d’insouciance!

Le chef sommelier Denis Verneau!

Messieurs les « soi-disant restaurateurs » malveillants, retournez à l’école de l’humilité, cela laisserait plus de place aux talentueux cuisiniers désireux de ravir nos papilles!

CHERS CUISINIERS, SACHEZ RESTER SIMPLE!!!

          Les secrets permettant la réalisation d’une bonne cuisine sont nombreux mais, à l’évidence, les mauvais restaurateurs préfèrent bêtement les éviter. Il est vrai que réfléchir, pour obtenir d’un produit le meilleur, relève de la réflexion et de la remise en question!!! Ces égocentriques, sont si impatients de revendiquer leur « faux talent », qu’ils préfèrent mettre le paquet pour conceptualiser un établissement, oubliant ainsi, l’importance du goût dans l’assiette! Et le concept reste le meilleur leurre pour tromper les clients qui croient s’inviter à une bonne table! Ce n’est que poudre aux yeux, la seule opportunité pour ces chefs d’entreprise, la forfanterie! Satisfaire un égo mal placé, envoyer des plats lustrés d’une traduction littérale incompréhensible, du flan somme toute. Les consommateurs perdent ainsi toute notion du bon goût, et la désinformation continue!!!

On boit aussi du bon vin à la Mère Brazier

       Réaliser un classique, à base d’un produit frais bichonné par son producteur,  à la cuisson adéquate, avec un assaisonnement parfait, le tout sublimé d’un jus brillant comme une peinture chuchotant les traits d’une vénus sur une toile, tout cela est-il si simple pour ceux qui se disent cuisiniers que nous retrouvons face à nous, des assiettes pleines de paillettes et sans avenir gustatif ???

La cuisine doit être synonyme de raffinement et de goût. Les japonais l’ont bien compris!!! Quand la France régresse dans les rangs culinaires, le Japon, lui, prend le relai avec le sourire!!!

       Frédéric Ménager, chef de cuisine à l’Auberge de La Ruchotte (Bligny/Ouche), ancien cuisinier chez Alain Chapel et Pierre Gagnaire, amena le débat suite à un délectable dîner (j’en salive encore!!!) : « Je n’ose plus me rendre dans les nouveaux restaurants, les soi-disant chef ne maîtrisent aucune base et s’embrouillent dans des améliorations toutes en couleurs et en textures! Si seulement ceux-ci maîtrisaient ces bases, aussi créatifs soient-ils,  ils sauraient alors nous envoyer illico presto au 7ème ciel!!! Mais ils sont trop pressés!!! »

Dessert du marché, blanc mangé à la mangue! Efficace

         Ce chef, aux valeurs bien définies, ressuscita en moi, avec un œuf, un bouillon et deux trois herbes du jardin, des émotions que j’avais presque été tenté d’oublier! Une cuisine simple et efficace, sans fioriture. Demandez à un jeune cuisinier de vous faire une bonne omelette, il vous sortira probablement une omelette trop cuite travaillée façon tortilla avec des pommes de terre violettes (vitelotte)!!! Mais où va t-on?

LA CUISINE, L’ARMÉE, MÊME ÉCOLE!!!

            Je me souviens de mon apprentissage pour obtenir le diplôme honorifique de « Cuisinier ». Ainsi, devenir un ambassadeur de notre patrimoine me semblait si simple, que les chefs talentueux qui m’ont éduqué se sont fait un plaisir de me rappeler à l’ordre. Leurs mots n’étaient pas doux, bien au contraire… Apprendre à se taire, devenir soucieux de l’hygiène et de la régularité, être persévérant, engagé, respectueux du produit et du client, sont bien des valeurs obligatoires quand l’on veut prétendre à ce statut!

Le deuxième dessert du marché, millefeuille à la vanille, classique!

             Des anecdotes, il y en a tant, qu’une seule suffirait à faire fuir deux ou trois jeunes désireux d’apprendre le métier. La cuisine, c’est un véritable état d’esprit, auquel trop de jeunes, issus des dernières générations, s’évertuent à ne pas croire! Ne souhaiteraient-ils pas plutôt recevoir immédiatement louanges et encensement? Un écart de génération, en somme! Plus jeune, j’appréciais difficilement les remarques répétitives des chefs, on se sent souvent comme le « calimero » du restaurant, mais je n’étais pas seul, les autres copains apprentis subissaient aussi!!! Et force est de constater que quelques années plus tard, vous ne souhaitez qu’une chose, remercier vos anciens éducateurs, tout est rentré et rien n’est sorti!!!

Un de mes anciens chefs, à Nancy, maintenait tous les jours les mêmes rétorques : « Je vais te tailler comme une pierre… Vide tes frigos (tous les matins), un produit jeté, c’est un franc en moins sur ton salaire… Je te travaillerai au clou et au marteau pour que ça rentre… Ce n’est pas parfait, tu recommences à zéro… Démissionne, tu ne vaux rien… Et les casseroles volaient…. Une année plus tard, l’étoile arrivait, et c’est un Binbin mature et endurci qui comprenait!!!

Et quelques mignardises!!!

          Quand Monsieur Paul Bocuse parcourait des kilomètres à pied pour se rendre au Col de la Luère à Pollionnay, pour s’en prendre quotidiennement plein la figure par la mère Eugénie Brazier, il ne se plaignait pas, lui!!! Il l’avait rangé dans un tiroir, son égo, il ne souhaitait qu’une chose, apprendre, et pour cela, il devait se taire, observer, réfléchir, anticiper et agir!

              La cuisine est une école qui demande tant de rigueur, que je la compare avec l’armée. Bien évidemment, trop peu de jeunes, de nos jours acceptent de se taire pour apprendre. Je nuance évidemment mes paroles, et dénonce ainsi que, quelquefois,certains excès de la part de chefs, abusant de leur autorité, et/ou soucieux de la qualité des plats envoyés, peuvent aller trop loin, jusqu’au harcèlement moral ou même physique, ce dernier arrivant bien sûr plus rarement. Pour autant, si vous n’êtes pas d’un caractère persévérant et volontaire, ne vous ruez pas vers ce métier, ou vous finirez comme ces propriétaires d’établissements sortis tout droit des séries mal-animées vouées à un seul art, le pickpocketisme!!!

Pour accompagner le paleron de "Black Angus"!

UNE ERREUR DE JEUNESSE!!!

           J’ai pu observer tant de jeunes de mon âge, ne comprenant pas la subtilité, et prenant ce métier comme roue de secours et non par passion. Ils regrettent, quelques années plus tard d’avoir choisi ce métier. Ils ont, par la même occasion, l’incroyable faculté, de nous faire regretter terriblement d’avoir choisi leur restaurant pour un repas. Travailler midi et soir, ce n’est pas la vie rêvée de tous, un métier de substitut, pourquoi pas! Mais s’il vous plaît, restez dans les cantines ou chez nos chers amis américanisés  et accrocs aux délices détestables de la Fastfood’s Industry!!!

AUX ARMES, GASTRONOMES, FORMEZ VOS BATAILLONS!!!

             Méfiez-vous des leurres, armez-vous de vos fourchettes, couteaux et sacs à dos! Emportez avec vous votre clairvoyance, et préférez les endroits pas forcément conceptuels. Un conseil, rien ne vaut mieux que le bouche à oreille. Un autre conseil, évitez à tout prix les restaurants qui se produisent dans les magazines, ils ont besoin de votre argent, c’est tout, on les appellera les « Restaurants Marabouts »!!! Et la carte des vins… Une évidence pour tout restaurateur qui souhaite apporter de la valeur ajoutée à son établissement. Mets et vins vont de paire, vous le savez bien!!!

Alors mesdames, messieurs, amateurs de bonne chair et de plaisirs partagés avec vos amis, réfléchissez-y à deux fois avant de réserver, votre portefeuille et votre estomac ne s’en porteront que mieux!!! Si vous êtes de passage à Lyon ou même ailleurs, privilégiez certains ambassadeurs, certes classiques mais efficaces!!!

Forza Italia! Tout en fraîcheur!!!

Ne souhaitant pas démonter et dénoncer, je ne citerai que quelques restaurants, de bons rapports prix/plaisir, dans lesquels on respecte le produit et le client!!!

LA SUITE DANS LES FOLLES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN

Quelques bonnes adresses :

Le 14 Février
6,rue Mourguet Vieux Lyon 69005
Tel:04.78.92.91.39
E-Mail: au14fevrier@me.com
www.au14fevrier.com
 
La Mère Brazier
12 rue Royale, 69001 Lyon
04.78.23.17.20
merebrazier@orange.fr
http://www.lamerebrazier.fr
 
Les Huit Chefs des Gueules de Lyon
http://www.gueulesdelyon.fr
 
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