OU SONT PASSES LES SOMMELIERS ?

Des mois durant, je me suis battu pour ne pas céder aux objurgations incessantes de mon cerveau qui m’interdisait formellement de dénoncer quelques étonnements personnels quant au métier du vin…

Une forme de raisonnement, qui, je dois l’avouer, m’aidera très certainement à rédiger cette page avec un peu plus de souplesse et de raison. L’agacement étant tout proche … Les sommeliers font-ils leur travail ?

L’idée de développer ce sujet me laissant à chaque fois figé à cet endroit liminaire représenté par l’instant même, durant lequel la pensée est en passe de devenir écriture… Mais la raison et la modération reviennent toujours au galop, cette fois-ci, le petit Binbin est prêt. Pas question pour ce coup de gueule de vous refaire un sketch à la Jacky Blot ni à la BFM… Car même si je ne bois toujours pas de JB ni ne suis partisan des masturbations de comptoir du Wine and Business Club, je préfèrerais copier cette fois-ci mon grand-père qui met chaque jour au moment du repas un peu d’eau dans son vin !
Des souvenirs aigres et immarcescibles, qui, au delà de la frustration qu’ils créent, me conduisent à faire passer le message suivant :

« Le vin, fruit de l’histoire né de la passion des hommes, ne mérite t-il pas plus d’importance et de bonne information que la suffisance dont font preuve tant de « sommeliers » tombant dans la facilité du métier, résolument installés dans leur trône de dictateurs soi-disant « amoureux du vin ». Ceux-ci ne sont en réalité que des imposteurs avides de vous convaincre que ce que vous pensez connaître, croire ou aimer est faux, dans le seul intérêt d’obvier à la difficulté de vous faire reconnaître que vos goûts en matière de vin vont plus loin que ce que vous ne pouvez imaginer… »

Ces fétides et caligineux administrateurs devraient peut-être se voir déchoir de leur perchoir de sommelier…

Bref, je ne procrastinerai pas plus, cette fois-ci. Les mots sont dits… Changement de sujet ou presque, parlons des bons sommeliers, des vrais passeurs de connaissance, d’enthousiasme et de vérité.

ILS SONT LA LES SOMMELIERS

Dans cette cité gastronomique lyonnaise, ville dans laquelle il fait si bon vivre, où les talents poussent comme des champignons (miam), connaissez-vous les bonnes adresses ?
Aujourd’hui, pas question de parler de ceux qui déçoivent, ne parlons seulement que des bons, des passionnés, se vouant corps et âme pour leur métier, et dont le seul désir égoïste se veut de voir vos sourires apparaître lorsque vous engouffrez leurs sélections culinaires et viniques.

L’apostolat demande beaucoup d’implication, une démarche saine et efficace, puisque vous mêmes, lecteurs de cet article, retournez dans ces lieux où les émotions demeurent, comme les âmes d’une maison pas si hantée que ça.

Alors pas besoin de titre honorifique de sommelier pour vous faire découvrir des pépites, la liste demeure exhaustive, elle dénonce uniquement les lieux dans lesquels les tenanciers se battent pour vous éclairer et vous conduire là où vous n’auriez jamais penser aller :

1/ Le Bistrot des Bons Produits : Le Troquet des Sens (Lyon 2ème)

Les deux compères se jouent totalement d’un bistrot de quartier pour éveiller le plaisir de la bonne chair et du bon vin… (vins bio, naturels, en biodynamie, raisonnée… Pourvu que ce soit bon !)

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2/ Les Génies de la Gastronomie : Le Palégrié (Lyon 2ème) 

Je n’en parlerai pas plus, ils n’en ont pas besoin. Ceux qui sont déjà allés dans ce lieu ont compris le message.

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3/ Les Créatifs : Jérémy Galvan (Lyon 5ème)

Ouverts d’esprit, généreux et attentifs, ce couple d’amoureux de la gastronomie ne cesse de renouveler leur carte (vin et cuisine) afin de vous emmener dans leur univers.

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4/ La Référence des Bouchons Lyonnais : Le Café du Peintre (Lyon 6ème)

Ici, tous les chemins mènent aux lyonnaiseries ! Un jeune talent prometteur en salle, passionné pour le travail des vignerons, et la maman qui officie en cuisine réveillant à elle seule la Magie des Mères Lyonnaises. Un bouchon où l’on aime jouer à saute-bouchon !

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5/Le plus Aventurier : La Cour des Loges (Lyon 5ème)

Cet étoilé a su dénicher une des perles de la sommellerie lyonnaise… Impressionnant d’ouverture et d’implication, ce jeune fou passe ses vacances armé d’un sac à dos dans le seul but d’aller sillonner une région viticole ou des pays type Chili, Italie… Le futur « Maître » impressionne par son enthousiasme et sa volonté d’élargir les idées préconçues.

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6/ Le Déjeuner Parfait : Bistrot « Le Charité » (Lyon 2ème)

Il a su mettre ses pots lyonnais de côté pour permettre aux gastronomes du midi d’épancher leur soif autour de Fronton, Morgon, IGP du Grésivaudan … Il s’amuse à dynamiser les soirées du Beaujolais Nouveau, accords mets/vins autour des produits d’épiciers du quartier d’Ainay (Boucherie Bello pour n’en citer qu’un…) en y ajoutant des expositions à tout va.

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7/ Le Lieu où l’on s’Apostrophe : La Cave des Voyageurs (Lyon 5ème)

Défenseurs du terroir, prescripteurs de la région du Roussillon (il fallait oser, ils ont su convaincre à travers des mots simples que la vérité reste dans le verre et que le Roussillon est une région viticole bien détachée du Languedoc), défenseurs des vins étrangers et de … et bien tout ce qu’on peut faire en matière de « bon » vin… On en redemande !

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8/ Le Languedoc a trouvé son Porte-Parole : Le Bol d’Air (Dardilly)

Il nous vient de Castelnaudary, se sent plus Cathare que du Sud-Ouest … Du coup, près de 70% des vins servis sur table proviennent du Languedoc. Le meilleur faiseur de cassoulet de la région (quart sud-est) a su réveiller les habitants par ses soirées explosives « Le 20 (du mois), c’est le vin ! » Loin du traintrain habituel des bistrots de villages… Ici, le roi, c’est Victor et Georgy n’est autre que son messager.

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9/ Quand l’Asiatique Aime le Bon Vin : Indocafé (Lyon 7ème) :

Le meilleur Bobùn de la ville, ici, c’est maman qui cuisine ! Du vin dans un restaurant asiatique, ça, c’est fait ! Les accords entre le Ménétou-Salon et les produits du marché cuisinés minute sont étonnants de justesse ! Musique et vin, vide-dressing et idées géniales en tout genre pour ce natif du Viêt-Nam !

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10 / Les Plus Déjantées : Girls Gone Wine (No Wine’s Land)

Elles explosent grâce à leurs soirées réunificatrices axées sur le vin et la musique. Chaque spot et chaque thème sont éphémères. En cas de besoin festif, n’hésitez pas à faire appel à elles !

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11/ Elémentaire mon cher Watson ! : Le Vercoquin (Lyon 7ème) :

 Vins naturels mais pas que … Ici, ça goûte bien. Produits adroitement sélectionnés. Et en prime, un nouveau joujou mitoyen à la cave, l’Elémentaire. Testé il y a peu… Le temps s’est arrêté, vivement le … « Plus vite possible » ! Un vrai lieu de réflexion et de justesse .

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Voici 11 endroits qui vous donneront à coup sûr le sourire, il y en a plein d’autres, à vous de rajouter votre touche…

Mes mots d’indignation en faveur des opportunistes du vin (cf début de lecture) n’iront pas plus loin, ils ne méritent pas plus de considération ni quand bien même d’être cités…

Bravo aux autres…

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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WINE BAR, TU PEUX PAS TEST 001

La curiosité est un vilain défaut… Et c’est un défaut qui coûte cher. Quand c’est bon, ça n’a pas de prix. Mais Binbin, il n’a pas le portefeuille de Tim Cook… Malgré tout, hors de question de ne manger que des pommes…

Dans la rue Royale à Lyon, règne en M.O.F. le toqué Mathieu Viannay.

J’avais mis en avant il y a quelques mois de cela le rapport prix/plaisir de son restaurant doublement étoilé.

J’avais couvert son royaume de couronne et je m’étais incliné devant la prestation magistrale du sommelier (et désormais associé) Denis Verneau.

6ème SENS

Mathieu possède un 6ème sens… Plutôt important dans le monde dans lequel nous vivons… Le sens des Affaires…

L’occasion de racheter le fond du restaurant mitoyen était trop belle… Créer un bar à vin jouxtant le restaurant étoilé, ça coulait de source.

Mathieu l’a fait… Un endroit ultime quelque peu tape à l’œil mais vraiment réussi.

Ça fait mal au portefeuille, mais quand on aime, on ne compte pas :

-50 euros par personne pour quelques tranches de jambon ibérique, ça casse pas trois pattes à quatre cochons, mais sur le vin blanc, qu’est-ce-que c’est bon! (environ 30 grammes),

-160 grammes de bavette Black Angus (18 euros),

-Et enfin, une planche de 20 grammes de comté 18 ou 24 mois(à quatre toujours, 9 euros).

Certes nous avons bu :

-Un Pouilly Fumé de chez Dagueneau « Blanc Fumé de Pouilly »2008 (50 euros), d’une superbe fraîcheur et d’une tension remarquable, aérien…

-1 Châteauneuf-du-Pape Vieilles Vignes 2005 de chez Laurent Tardieu.

1 rapport prix/plaisir somme toute correcte. Mais cetainement encore fermé au nez. Une bouche tendre laissant émaner des flaveurs de fruits rouges et noirs compotés; Un manque d’acidité permettant d’observer le caractère d’un millésime plutôt solaire.

En ce qui me concerne, j’opterais pour le restaurant et sa formule du midi à 33 euros.

Nous aurions également pu choisir le plat du jour à 15 euros et choisir d’autres vins plus accessibles.

Un concept très réussi et qui est parti pour cartonner. Ainsi, Mathieu Viannay a décidé de compléter l’offre du restaurant. C’est bien joué, c’est malin, c’est bon et le prix des bouteilles reste quoi on en dise raisonnable.

Mais aller chez Viannay reste malgré tout un petit luxe… Qualité de produit oblige… Rue Royale oblige…

A recommander.

LA SUITE DANS LES AVENTURES DE BINBIN FOUDEVIN…

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